Vous avez une période d’inactivité sur votre CV qui dépasse les 3 mois, et vous ne savez pas comment les justifier dans vos candidatures.

Nos conseils pour retrouver un emploi après une longue interruption

Tout d’abord cette inactivité peut être voulue : vous avez choisi de faire une pause dans votre carrière, comme par exemple, pour la réalisation d’un voyage à l’étranger, d’un congés maternité, d’un congés parental, d’une année sabbatique, etc.

Ou encore, cette pause est le résultat d’une période de chômage longue durée, d’une période de doute et d’incertitude. Il existe un tas de raison à cela, pas de panique, beaucoup de gens sont dans ce même cas de figure ! Rassurez-vous !

Dans tous les cas, le plus important pour vous est de l’expliquer et de le justifier à votre futur employeur et au recruteur qui est en face de vous. Lors de la sélection des candidats, et cela est encore plus vrai lors de l’entretien, il analysera votre parcours et cherchera à comprendre vos périodes d’inactivité. Il est donc inutile d’éviter le sujet à tout prix, et donc plus judicieux de vous préparer à y répondre en toute sérénité. Des diplômes, des qualifications, des expériences, vous en avez mais vous avez certainement la sensation que tout cela date un peu, manque d’actualités, que vous avez atteint la date de péremption. Et bien non, vous vous trompez !

Que se soit pour un congé parental de 3 ans, une période de chômage ou une année sabbatique, expliquez simplement la situation dans laquelle vous êtes et ce que vous avez vécu.

Et puis n’oubliez pas qu’en face de vous vous avez un être humain avant tout qui veut comprendre la personne qu’il souhaite embaucher. Et si finalement ce recruteur est hermétique à vos justifications, posez vous bien la question de vos réelles motivations à travailler pour une personne qui ne peut entendre et comprendre ce genre de situation.

Pour aller plus loin, nous vous proposons quelques cas concrets :

1. Le congé maternité et/ou congé parental

C’est une période de votre vie où vous avez pris le temps de vivre pour votre famille. Aujourd’hui de nombreux parents font ce choix, mais lors de la reprise de l’activité, cela peut être source d’angoisse : « suis-je toujours opérationnel(le) ? » ; que l’on soit en poste ou non.

D’ailleurs c’est souvent aussi à cette période que l’on souhaite changer de travail et donner un nouvel élan à sa carrière.

Lors de l’envoi de votre candidature, expliquez simplement dans votre lettre de motivation ou le mail d’accompagnement de cette candidature votre souhait de reprendre une activité suite à ce congé, comme par exemple : « Après avoir consacré trois merveilleuses années à ma famille, je souhaite reprendre une activité professionnelle dans mon domaine de compétences »

Vous devez également préciser dans sur votre CV ce congés parental, s’il est significatif donc supérieur à 3 mois. Vous pouvez aussi préciser, toujours sur votre CV dans un intitulé secondaire, le mode de garde de vos enfants si vous pensez que cela peut rassurer votre recruteur.

2. un congés sabbatique ou un voyage à l’étranger

Pendant cette pause, vous avez accordé du temps à vos projets personnels, à votre famille, vous avez donc certainement vécu de grandes choses.

Abordez-les de manière très simple sur votre CV et lors de l’entretien. Il sera en revanche nécessaire d’éviter le récit complet de votre tour du monde ou encore la rénovation de votre cabane au fond du jardin. Il s’agit là encore de justifier vos choix et d’exprimer vos motivations.

Préparez vous à argumenter et à présenter les richesses de cette expérience personnelle et ce qu’elle vous a apportée.

3. Une période de chômage de longue durée

Tout d’abord, il ne faut pas culpabiliser, la crise n’aidant pas, le marché du travail est complexe et la recherche d’un emploi est une véritable aventure semée d’embuche et de doute, les recruteurs sont conscients de la situation.

Le plus important pour vous est de démontrer que vous n’êtes pas resté inactif. Le recruteur va notamment chercher à savoir comment vous vous êtes retrouvé dans cette situation (licenciement, démission, etc.)

Quelque ce soit le cas de figure, ne mentez pas ! Ils ont les moyens de vérifier vos références, vos expériences, vos diplômes. Parlez de vos démarches, de vos actions menées pour retrouver un emploi. Soyez prêt à expliquer les raisons de cette situation de chômage.

Et puis, si vous ne vous êtes pas lancé tout de suite à corps perdu dans la recherche d’un emploi, vous avez certainement eu besoin de quelques mois pour accepter la situation, faire le point sur votre carrière. Dans tous les cas, vous n’êtes pas une victime du marché de l’emploi, vous devez adopter une position de gagnant.

Sur votre CV, à la différence du congé parental cité plus haut, il ne faut surtout pas préciser ses périodes de chômage noir sur blanc et en aucun cas trafiquer les dates pour essayer de minimiser l’impact.

L’enjeu se jouera notamment lors de l’entretien où vous devrez bien préparer vos arguments pour justifier cette période d’inactivité et démontrer que malgré cela vous avez réussi à garder une vie active : bilan de compétence, restructuration de votre CV, formation, auto-formation (MOOC, lectures, recherches … ), participation à des conférences, etc.

Montrez aussi que vous êtes toujours « à jour » dans votre domaine d’expertise. N’oubliez pas : pas de victimisation, adoptez une position de gagnant. La recette de la réussite dans ce type de cas est de présenter votre période d’inactivité de manière chronologique.

Exemple de modèle CV

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